Frise chronologique
fin des années 1830
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
fin des années 1830 (≈ 1830)
Lié à l'élargissement de la rue des Marchands.
29 octobre 1975
Première protection partielle
Première protection partielle
29 octobre 1975 (≈ 1975)
Inscription façade et toiture sur rue.
26 octobre 1992
Seconde protection partielle
Seconde protection partielle
26 octobre 1992 (≈ 1992)
Façades sur cour, escalier, pièces décorées.
2006
Restauration de l'immeuble
Restauration de l'immeuble
2006 (≈ 2006)
Travaux de conservation menés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture sur rue (cad. AB 62) : inscription par arrêté du 29 octobre 1975 ; Façades sur cour ; escalier ; pièces décorées du premier étage (cad. AB 62) : inscription par arrêté du 26 octobre 1992
Personnages clés
| Auguste Virebent - Architecte et maître d'œuvre |
Concepteur de l'immeuble et de ses décors. |
| Bertrand Miégeville - Propriétaire de l'immeuble |
Commanditaire, gendre de Virebent. |
| Jean Goujon - Sculpteur inspirant les cariatides |
Auteur des cariatides du Louvre. |
Origine et histoire
La maison en terre cuite de Virebent, située rue des Marchands à Toulouse, est un exemple marquant de l'architecture éclectique du 2e quart du XIXe siècle. Conçue par Auguste Virebent, elle se distingue par ses trois ailes en U organisées autour d'une cour, et une façade richement décorée de briques et de badigeon blanc. Les élévations, divisées en trois registres, sont rythmées par des frises, des corniches, et des balcons en fer forgé. Le premier étage, orné de douze cariatides inspirées de celles de Jean Goujon au Louvre, et le deuxième étage, décoré de colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens, illustrent l'exubérance du style.
L'immeuble incarne l'innovation architecturale d'Auguste Virebent, qui rompt avec le néo-classicisme en réintroduisant la terre cuite, une tradition locale toulousaine. Les éléments décoratifs, produits en série dans la briquetterie familiale de Launaguet, permettent une diffusion large de ce style dans la région. La construction de l'immeuble, vers la fin des années 1830, s'inscrit dans le cadre de l'élargissement de la rue des Marchands, évoqué dès 1834. L'édifice, restauré en 2006, combine une structure fonctionnelle (boutiques au rez-de-chaussée, étages nobles) avec un décor architectural audacieux, reflétant les ambitions urbaines de Toulouse à cette époque.
Les façades sur cour, tout aussi travaillées, présentent des pilastres, des balcons, et un escalier demi hors-œuvre coiffé d'une coupole, soulignant le souci du détail. Cet escalier, installé en fond de cour, est soutenu par des colonnes et pilastres répétitifs à chaque niveau, et était autrefois orné de statues dans des niches. L'immeuble, protégé partiellement depuis 1975 et 1992, témoigne de l'alliance entre industrialisation naissante et art architectural, caractéristique de la première moitié du XIXe siècle à Toulouse. Son décor, produit mécaniquement, et son organisation spatiale en font un monument emblématique de cette période de transition stylistique.